Bonjour à tous,
Après la lecture du livre Le manager essentiel, je reste un peu sur ma faim concernant la notion de feedback.
J’ai retenu (via ce livre, page 29 ou via les podcasts) qu’un bon manager doit donner des feedbacks fréquents, “toutes les semaines voire tous les jours”. Idéalement proches du moment où les faits sont observés. L’objectif étant de renforcer certains comportements ou d’en ajuster d’autres.
En parallèle, on nous encourage à structurer notre management via des rituels : 1-to-1, réunions d’équipe, etc. Cela permet de compartimenter le temps, de consacrer des moments dédiés au management tout en conservant du temps pour ses propres sujets à impact.
Dans mon cas, cela se traduit concrètement par une organisation où je consacre environ 10% de mon temps au management direct :
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1 à 2 journées par semaine dédiées aux 1-to-1 et réunions
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2 journées consacrées à mes propres sujets
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1 journée de télétravail
Même si je partage le même bureau que mes collaborateurs, je suis finalement assez peu exposé à leur travail quotidien. Et c’est plutôt sain : sinon, on tomberait vite dans du micro-management, où je n’aurais plus le temps d’avancer sur mes propres responsabilités.
Mais c’est là que je perçois un paradoxe.
Comment donner des feedbacks fréquents, voire quasi quotidiens, si je ne suis pas en mesure d’observer directement des faits au quotidien ?
C’est encore plus marqué avec certains profils. Par exemple, j’ai une collaboratrice à mi-temps (8h–12h), alors que j’arrive vers 9h : mes feedbacks reposent donc en grande majorité sur ce qu’elle me partage lors de nos 1-to-1.
J’ai peut-être raté un élément, mais j’ai le sentiment que l’injonction à donner du feedback très régulièrement n’est pas totalement compatible avec une organisation où le manager n’est pas en observation constante, où en contact avec son équipe (ce qui me semble pourtant souhaitable et qui est revendiqué, notamment dans le podcast sur les réunions d’équipe “il est même préférable que vous soyez le moins présent possible dans votre équipe”).
Je serais curieux d’avoir vos retours d’expérience sur ce point :
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Donnez-vous réellement des feedbacks très fréquents ?
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Si oui, sur quelle base, sans observation directe ?
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Comment conciliez-vous cela avec la nécessité de préserver du temps pour vos propres missions ?
Merci d’avance pour vos éclairages.