Il n'y a que des mauvais managers!

Bonjour,

Je voulais vous partager une phrase que mon manager me rappelle régulièrement : « Il n’y a pas de mauvais collaborateurs, il n’y a que des mauvais managers ».

Ici, l’objectif n’est pas de blâmer systématiquement le manager mais nous rappelle qu’on a un rôle important à jouer.

Il me le répète souvent quand je « râle » sur quelqu’un qui n’aurait pas fait ce qui est attendu. Cela me fait prendre du recul et me fait me demander ce que j’ai loupé. Après tout, une tâche « loupée » est souvent due à un problème de communication ou à une délégation ratée. Et en effet, bien souvent j’aurais pu faire les choses mieux !

Et vous qu’en pensez-vous ?

Hello @gui08

100% d’accord avec ton manager.

Une expérience a été menée au Canada (je ne retrouve pas l’étude).

Une équipe A performait.
Une équipe B sous-performait.

On a échangé les managers.

A s’est mis à sous-performer.
B s’est mis à performer.

Bonjour,
Cela rejoint le 2e principe de Responsabilité Absolue de Jocko Willink.

Pas de mauvaises équipes, seulement de mauvais leaders.

L’auteur commence son chapitre par une expérience lorsqu’il était formateur des novices au sein de l’armée Américaine. De jeunes recrues étaient tirées au sort pour former des équipes.

Certaines équipes préforment grâce à des leaders efficaces et d’autres s’effondrent car mal dirigées.

Les formateurs ont donc l’idée de changer les leaders d’équipes. Les top leaders récupèrent les équipes en bas de classement.

l’équipe la plus faible finira par remonter fortement en finissant 2e si je me rappelle bien. (*)

Les leçons de cette expérience sont les suivantes.
En tant que chef, ce qui compte n’est pas ce qu’on prêche mais ce qu’on tolère.

Lors de la définition des objectifs, peu importe ce qui a été dit ou écrit, si une performance médiocre est acceptée et que personne n’est tenu responsable - s’il n’y a pas de conséquence - cette mauvaise performance devient la norme.

  • Les chefs doivent appliquer des normes claires.

  • Les conséquences de l’échec ne doivent pas immédiatement être sévères, mais les leaders doivent s’assurer que la tâche est répétée jusqu’à ce que le standard le plus élevé soit atteint.

  • les équipes ont besoin d’une force qui pousse les différents membres à travailler ensemble pour accomplir la mission : c’est ce que fait le leader

  • les leaders ne doivent jamais êtres satisfaits, ils doivent toujours s’efforcer de s’améliorer et inspirer cet état d’esprit à l’ensemble de l’équipe.

  • après avoir identifié une faiblesse, le leader doit proposer un plan pour la surmonter

Le management ce n’est pas les navy seals, certes.
Néanmoins les principes fondamentaux me semblent assez inspirants.

(*) et l’équipe la plus forte ? Elle est restée en haut du classement, car ses membres ont continué à suivre les modes opératoires du précédent leader. Comme quoi les bons process ou les bonnes habitudes peuvent s’apprendre :wink: