La Crise du Coronavirus est-elle une opportunité?

Bonjour,

J’ai écrit cet article.

Votre avis m’intéresse.

Cédric.

Je trouve la question très intéressante et ma position je dirais oui. Bien sûr dans le respect de ceux qui sont où seront en grande difficulté à cause du confinement, de la perte de revenus ou pire de la maladie.
N’empêche que je suis pour trouver les cadeaux cachés dans les situations de crise, de changement…
Le confinement crée une sorte de parenthèse qui peut nous donner un rapport différend au temps, nous faire prendre conscience de nos besoins essentiels que l’on ne satisfait pas forcément dans nos vie habituelles, nous faire prendre du recul dans notre travail, nous former, et je l’espère préparer un renouveau différent!

2 J'aimes

Pour mon service oui car nous avions commencé la dématérialisation de nos envois et le paiement en ligne ou par virement. L’opportunité de cette crise, du fait de la fermeture de tous nos sites, sera d’arriver au 0 chèque (puisque nous ne pouvons plus ni en recevoir ni en émettre) et 100% d’envois par mail ( puisque nous ne pouvons plus envoyer de courrier)

2 J'aimes

Intéressant. Je n’avais pas pensé à cela.

Je pense aussi que c’est une opportunité pour :

  • promouvoir davantage le télétravail au sein des entreprises, surtout dans l’industrie
  • développer les systèmes de réalité augmentée, en maintenance par exemple.

Mais d’une façon générale, c’est se donner l’occasion de faire un arrêt et de se mettre en mode réflexion : sortir un peu des habitudes ou des chemins tracés.

D’ailleurs j’ai du mal à mener mes équipes à sortir du cadre. Elles sont encore dans l’opérationnel : gérer les plannings, entre congés et chômage partiel.

Nous avons lancé quelques projets de fond à travailler lors de ces moments calmes mais c’étaient déjà des idées existantes avant le Covid.

J’ai l’impression qu’ils s’accrochent à cette réalité, celle qu’ils dominent.

Une idée pour les amener à réfléchir autrement ? Ou c’est trop tôt ?

Merci de vos idées !

Etant un service qui accueille les enfants, accompagne les familles, nous avons dû réinventer différents fonctionnements.

Au niveau de l’hébergement:

  • Comment limiter les allers et venues (généralement plusieurs éducateurs par jour) du personnel qui encadre les enfants ==> Prestation de 24h (cela limite le nombre d’adulte venant de l’extérieur par jour).
  • Comment limiter le nombre de personnes présentent en même temps dans les bureaux ==> alternance entre télétravail et présence sur site entre les membres du personnel
  • Rester à disposition des éducateurs même s’il n’y a plus de réunion d’équipe et de coaching en présentiel ==> disponibilité de la direction et des coordinateurs à tout temps par téléphone, mail et visioconférence. Passer tous les matins dans le groupe pour relever les besoins.

Au niveau de l’accompagnement des familles:

  • Arrêter les visites sur site pour éviter l’apparition du virus sur le site ==> Mise en place de contact enfant/parents par des systèmes d’appels vidéos
  • Continuer l’accompagnement des enfants qui sont en essai de réinsertion familiale ==> appel téléphonique tous les deux jours et passage devant le domicile tous les quinze jours.

L’institution utilise également un outils en ligne qui permet d’avoir accès à tout temps des observations des éducateurs.

Bonjour Isa !

Je vous rejoins complètement. Sur votre cas, je pense que c’est un problème de prise de conscience de leur part… Toute personne a besoin d’un temps, plus ou moins, différent selon les individus…

Je pense que tu peux te servir des difficultés rencontrées au cours de cette crise, des questions qu’ils se posent, pour justement introduire dans les projets qui viendront après la crise, la mise en place de toute cette dématérialisation, du travail à distance, du passage en full web (plutot que de garder les données en interne). Ce sont des solutions aux problèmes justement rencontrés : "si on avait eu cela (démat’, logiciels full web… etc…), nous nous serions complètement adaptés à la crise, sans que cela ne change nos habitudes.

L’exemple des commerces de restauration me semblent frappants : ceux qui avaient prévu déjà des systèmes de commande ou de paiement en ligne, ceux qui avaient une communauté internet, etc… ont certainement pu organiser un drive, ou des livraisons à domicile, continuer à exister, etc… Impossible pour ceux qui n’avaient rien prévu !

En tant que manager, en débriefant la crise, tu peux les amener à trouver eux mêmes les solutions à leurs questions. Si il y a des questions, c’est qu’il y a un manque (de moyens techniques, d’informations…). Tu peux alors profiter de cette crise pour les amener à être davantage prêts

Merci @EricG32., débrief et questionnement ! Jolie recette à tester ! bonne journée :grinning:

Bonjour,
Pour a part, je trouve effectivement que cette crise est une opportunité inespérée pour changer la manière dont certaines entreprises fonctionnent .
En effet, nous nous sommes concentré sur le nettoyage de notre base de donnée en faisant participer l’ensemble des collaborateurs. cela permet de rester actif et de ne pas perdre en salaire.
Les tâches administratives importantes mais chronophages mises à l’écart à cause des urgences quotidiennes, peuvent être réalisées pendant ce confinement et plus aucune excuse.
Nous nous sommes aussi concentré sur la création des Check-lists en format numérique nous permettant de fournir des rapports d’intervention 100% numérisés ( création et signature).
En fin, je trouve quand même que les gens répondent instantanément aux emails et aux invitations réunion/confcall et cela augmente notre productivité.
Plus d’excuse tel que: je suis sur la route je ne peux pas répondre ou je suis avec un client je refuse l’invitation:)

Le COVID-19 nous a obligé à passer à une digitalisation totale et à une réactivité meilleure.

3 J'aimes

Super idée !
J’ai un client dans le BTP qui a enfin saisi l’opportunité de faire payer à la commande ses études de projet. C’était une démarche qui lui paraissait impossible il y a qq mois et comme c’est devenu vital pour son entreprise il a réussi à le mettre en place.
99% de ses clients ont été ok…

1 J'aime

Bonjour Isa, pourriez vous préciser ce que vous attendez de vos équipes. Vous opposer sortir du cadre et opérationnel… quels résultats concrets souhaitez-vous obtenir?

Une opportunité oui, pour apporter plein de changements en mode "on expérimente " pendant le confinement… et puis on gardera ce qui marche, comme mon équipe est distribuée sur plusieurs sites il y a plein de bonne pratiques qui nous resterons.
Ca a été aussi pour moi l’occasion de mettre en place des 1to1, pour créer du lien pendant la crise, et rompre l’isolement. Je vais garder cela tout en m’organisant de façon un peu plus efficace au fur et à mesure que j’avance.

Bonjour @Adelie,

Sans être une réelle opposition, il s’agit davantage de prendre le temps de se poser et de regarder nos méthodes sous un angle différent, de passer d’un mode « action » à un mode « réflexion ».

1 J'aime

OK je comprends @IsaB la question est donc: comment amener une équipe opérationnelle à sortir du cadre et passer en mode réflexion? Je retournerais bien votre question. Et si ce n’était pas à eux de passer du mode opérationnel au mode réflexion? Comment vous pourriez utiliser leur façon de faire, leurs aptitudes opérationnelles (qui doivent les rassurer en plus en ce moment) dans des projets créatifs, de réflexion, de remise à plat des méthodes?

Bonjour @Adelie, mon expérience à cette question est une approche que j’adopte régulièrement au sein de mon équipe car elle fonctionne bien. Je l’appelle le « mode laboratoire ». C’est une routine que j’ai fait rentrer dans mes réunions d’équipe il y a plusieurs mois.

Les règles sont simples : chacun est libre de tester une approche alternative dans ses tâches opérationnelles, dans la mesure où les objectifs restent les mêmes et que l’amélioration est mesurable.

Ensuite, chacun présente ses résultats en réunion d’équipe, nous évaluons en groupe sa robustesse par un anti-brainstorming (qu’est ce qui pourrait faire que cela ne fonctionne pas?) et mettons le changement en test pour une période d’un mois.
Ensuite, si les améliorations sont notables, nous l’adoptons.

Avec le recul, j’ai noté que les collaborateurs sont plus pro actifs aux changements en interne et sont plus enclins à les mettre en place et à les faire réussir, ils développement leur autonomie, ce qui favorise la communication inter-services et ils perçoivent le sens de leurs actions au quotidien (cercle vertueux).

2 J'aimes

Bonjour @Matt,

C’est une super idée je trouve qui illustre parfaitement ce que j’ai voulu dire @IsaB!
En fait il y a plein de réponse possible à la question mais ce qui est important c’est que ce que vous proposez ne soit pas bloquant pour votre équipe.
Cette idée de laboratoire utilise utilise ce qui rassure vos équipes: l’opérationnel. Emotionnellement pour eux votre demande est donc motivante et n’active pas leurs mécanisme de défense et donc ça marche!
Le changement ne peut pas se faire sans émotion et le mieux pour l’action c’est que l’émotion soit positive !
D’autre part à mon sens c’est utile car on cherche une amélioration (le but est clair), mesurable (travailler avec des indicateurs est essentiel pour ne passer du temps que sur des choses valables!), vérifiable (on cherche toutes les faiblesses en cherchant ce qui pourrait faire que ça ne marche pas!)
Merci pour cette idée, je la note!
La question que je me pose c’est comment les personnes dont les idées ne sont pas suivies réagissent? un retour là-dessus?

En effet, c’est un question d’angle de vue. Je m’explique : l’échec n’est jamais présenté comme personnel. Si l’idée n’est pas retenue, c’est quelle n’a pas réussi le test de l’anti-brainstorming par l’équipe, soit qu’elle n’a pas résisté à l’essai terrain d’un mois. c’est factuel. Il n’y pas de jugement de valeur.
D’expérience, la plupart des personnes se servent de ce feedback pour améliorer leur proposition. Il y a toujours un aspect positif à en retirer.
Par ailleurs, je m’assure, lors des réunions de 1-à-1 avec ces personnes, qu’un feedback positif soit fait sur leur engagement. Comme je leur répète souvent, ce qui importe c’est le voyage pas la destination :slightly_smiling_face:

1 J'aime

@Matt, c’est bien ce que j’avais compris, c’est top!

Cette idée utilise l’opérationnel jusqu’au bout ce qui fait que l’individu qui propose l’idée n’est pas remis en cause. Ce travail renforce l’équipe, fait monter en compétence chacun et le feed-back positif vient consolider la relation.
Merci beaucoup pour ce partage, l’idée est vraiment très intéressante.

Ce qui est aussi intéressant dans cette crise c’est que certains se révèlent.

Pas forcément ceux ou celles qui tenaient le devant de la scène en temps normal.

Je vois par exemple les hyper actifs habituels devenir incapables de se structurer et de se gérer et se retrouver compléments perdus.

D’autres, qu’on n’entend pas habituellement, se mettent en action et trouvent des idées et développent de nouveaux modes d’actions.

Merci @Adelie et @Matt pour vos précieux conseils !

1 J'aime