Licenciement : dernière solution?

Bonjour à tous,
Je m’appelle Nicolas, j’ai 42 ans. Je suis notaire depuis 10 ans.
J’ai eu le droit de créer mon étude, il y a 10 ans, suite à un concours.
Aujourd’hui, nous sommes 14 dans l’étude : 2 associés et 12 salariés.

Le notariat étant le degré zéro du management (ce n’est pas moi qui le dis, ce sont nos salariés dans l’étude happyindexatwork 2019 et 2020, où le métier de clerc de notaire est classé …dernier) j’ai décidé il y a déjà plusieurs années de me former en management.

Une des idées que j’avais reprise dans une de mes formations était celle d’un point hebdomadaire avec chacun des salariés ; idée qui ressemble furieusement au 1 à 1 de Cédric.
Ce 1 à 1 (que j’ai depuis mieux structuré en écoutant les podcasts) m’a permis d’écouter mes salariés, de faire évoluer la plupart d’entre eux ; certains entrés comme stagiaires étant même aujourd’hui des piliers de l’équipe.

Mais en ce moment, malgré l’application de tous les conseils d’ODM, je n’y arrive pas avec une des salariées de l’étude (clerc de notaire).

Arrivée il y a un peu moins de deux ans, après un recrutement fait dans de mauvaises conditions (nous avons revu depuis intégralement le processus de recrutement), nous n’arrivons pas à obtenir avec mon associé la moindre satisfaction.
Là où nous faisons travailler les autres sur leurs points forts (technique de rédaction, relationnel avec les clients, quantité d’actes, veille juridique ; certains réussissant même à combiner tout cela !), nous n’avons trouvé aucun levier avec cette salariée.

Elle nous dit aimer la rédaction des actes : il y a une erreur (importante ; pas une coquille d’orthographe), dans à peu près un acte sur deux ;
Elle nous dit aimer le relationnel clients : je passe ma vie à me prendre des taquets par les clients parce qu’ils ne sont pas rappelés ou qu’on ne répond pas à leurs mails (les autres dans l’équipe sans être parfaits répondent dans des délais raisonnables)
Elle ne fait aucune veille juridique ; voire même n’est pas à jour de connaissances qui devraient être acquises depuis longtemps.
Cerise sur le gâteau : c’est celle qui rédige le moins d’actes de l’équipe : on ne peut donc même pas compenser une absence de qualité par de la quantité.

J’ai tout essayé :

  • 1 à 1, au cours duquel j’ai fait d’abord du feedback,
  • puis dans le cadre des 1 à 1, j’ai fait, après le feedback, du coaching.
    J’ai obtenu quelques résultats : un peu plus d’actes, quelques actes mieux faits, mais le soufflé est très vite retombé.

En fait, j’ai la sensation, que le seul pouvoir qui marche avec cette personne, c’est l’autorité liée au pouvoir hiérarchique (pour avoir exceptionnellement grogné il y a quelques mois, je me suis retrouvé avec un changement d’attitude dans les semaines qui ont suivi).
Mais c’est devenu insupportable pour moi de travailler en utilisant ce pouvoir ; mon légitimité dans l’étude aujourd’hui étant liée à mon pouvoir d’inflluence (et un peu, mais plus à la marge, à ma compétence sur certains domaines).

Nous envisageons avec mon associé de licencier cette personne, parce que nous ne voyons pas d’autres solutions.

Quelqu’un aurait-il déjà vécu ce type de problèmes, et comment cela s’est-il terminé?

Cordialement,

Nicolas.